Insolite comme histoire :
On vient de retrouver au sein de l’Assemblée Nationale des vieux documents qui avaient été oubliés pendant près de 140 ans. Après une séance publique, les députés ont donné le feu vert pour la diffusion de cette information.
Pour information, les documents datés de 1870 et 1871.
On ne connait malheureusement pas la marque du coffre-fort contenant ces documents mais il y a de fortes chances pour que ce soit un coffre-fort bauche. (Voir ICI)
Voici ce que nous apprend une dépêche de l’AFP (Agence France Presse)
Après expertise il y a quelques semaines, il s’est avéré que ces documents, « 777 feuillets » au total selon un fonctionnaire de l’Assemblée, étaient exceptionnels puisqu’ils relatent quatre séances à huis clos avec des interventions de figures de l’Histoire de France comme Léon Gambetta, Jules Ferry, Adolphe Thiers, Jules Grévy ou encore Georges Clémenceau.
Trois de ces comités secrets ont eu lieu au Palais Bourbon en août 1870 et le quatrième le 22 mars 1871 à Versailles, à la veille de la Commune.
Dans ce dernier, on peut lire une des toutes premières interventions du député George Clémenceau, élu un mois plus tôt: « Vous serez responsables de ce qui va suivre! », s’écrie-t-il. Et dans la marge, cette annotation: Vives réclamations. La séance est levée à 2 heures du matin, le jeudi 23 mars.
Parfois raturés, quelques feuillets, tamponnés « Archives de la chambre des députés » en haut à gauche, ont été dévoilés à la presse.
Ces documents « oubliés », selon le mot d’un fonctionnaire de l’Assemblée, seront « transcrits, présentés, annotés et contextualisés » par l’historien Eric Bonhomme dans un livre publié en novembre, a dit M. Accoyer.
Depuis 1940, il n’y a pas eu de comité secret. Toutes les séances ont fait « l’objet d’un compte rendu imprimé », selon l’Assemblée. Quant aux comptes rendus des comités secrets de la Première guerre mondiale, ils avaient été publiés après 1919.
L’Assemblée nationale a dû voter la levée du secret, une formalité effectuée mercredi après-midi après les questions au gouvernement.
« Il restait, dans le coffre-fort des archives, dans les sous-sols du Palais Bourbon, quatre enveloppes mystérieuses, dont trois cachetées de cire », a raconté le président de l’Assemblée Bernard Accoyer (UMP) en dévoilant les documents à l’Hôtel de Lassay.
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